La bouillote

                  

        Samedi matin il est  9 heures sur l'herbe gelée des Pins de Paris, Dominique Coudé un gars de Monterrein m'accueille chaleureusement dans la fumée de sa bouillote. Passionné par son métier de bouilleur de cru, il m'explique entre deux arrivées de barriques de cidre le fonctionnement de son alambic.

 

 

 

             " Mon alambic date de 1971, il fonctionne en continu, le refroidissement est réalisé par le cidre lui même avant qu'il ne soit chauffé. Autrefois on mettait de l'eau pour refroidir quand l'eau était chaude il fallait la vider et remplir de nouveau avec de l'eau froide, occasionnant une perte de temps et la proximité d'un ruisseau était indispensable. Je suis pour 2 jours à Peillac, tant qu'il reste des pommiers et des droits j'ai encore du travail après on verra!!

            Ma saison de distillation dure 7 mois, je parcoure 200 communes du Morbihan aux Côtes d'Armor et pendant 2 mois je mène la presse à cidre.

             Il faut environ 200 litres de cidre pour obtenir 20 litres de goutte qui titre entre 50 et 55°.

            attends je remets du bois dans la chaudière..."

 

            Cela me rappelle la bouillote à « Macé », l'ambiance est étonnante, on s'attend à voir sortir de la lande un contrôleur des indirects ou voire mieux un douanier. Pas de souci tout est fait dans les règles de l'art autant pour le produit que pour les papiers.

           

        L'abus d'alcool est dangereux, c'est sur il faut user pas abuser, sans faire l'apologie de l'alcool un p'tit pruniau c'est quand même bon. En perdurant ce savoir faire, on n'aura pas besoin de ravouiller le bocal avec du frelaté. Voilà merci à Dominique et aux clients du matin pour leur accueil.

 

JYP