Armée Catholique et Royale de Peillac

Les campagnes du Bro-Erec oriental à la veille de le Révolution, se divisent en deux parties assez différentes, séparées suivant une ligne qui partait de l'Etrier en Béganne et remontant vers Limerzel, Pluherlin, Molac.etc... La partie qui nous intéresse, située à l'est de cette ligne, est une campagne galaises, de langue française, assez peu fertile, comportant surtout des cultures de seigles et de blé noir et réguliérement inondée l'hiver par les débordements de l'Oust et de l'Arz.

Les paysans possédent la plus grande partie des terres et semblent entretenir de bons rapports avec la noblesse. Quant au clergé, issu du monde paysan, et vivant d'une vie très proche de celle des paroissiens, a sur eux une emprise considérable, il tient entre ses mains les clés du ciel ou de l'enfer. La constitution civile du clergé (24 novembre 1790) et le serment imposé aux prêtres déclenchèrent la première insurrection. Le décret du 24 février 1793, sur la levée des 300.000 hommes, destiné à faire face à la coalition mit le feu aux poudres. Le paysans Breton ne voyait qu'avec horreur et indignation, cette république qui, le privait de leurs prêtres proscrits, envoyait leurs enfants à la guerre, et leur suprimait les droits acquit par les états de Bretagne.

A Vannes, l'adjudant générale Mériage n'hésite pas à déclarer que le Morbihan compte autant de rebelles que d'habitants dans les campagnes, ceux-çi n'attendant qu'un signal pour foncer sur les villes.

Sitôt nommé chef de canton de Rochefort, Louis de Sol de Grisolles, a commencé par inspecter et organiser les "paroisses" relevant de son commandement.
Parmi les vétérans de l'insurrection, connaissant à fond leur secteur, il choisit Michel Pério, comme chef de bataillon, commandant les "paroisses" de Peillac, Saint Gravé et Saint Vincent.
Le champ-Mahé, en Saint Gorgon, servit de centre d'instruction aux insurgés de la région. Les paroisses durent envoyer leurs jeunes gens à tour de rôle. Pour subvenir au ravitaillement des hommes venant au camp d'entrainement, toute une organisation est mise sur pied par De Sol : le moulin à eau de Cranhac travaillait constamment à la farine des chouans.

 

Liste des hommes de Peillac (d'aprés la déposition du sergent des grenadiers du 6° bataillon de la Côte-d'Or à Rochefort, le 19 prairial an III (7 juin 1795) faisant partie de l'Armée Catholique et Royale.

 

chouansCapitaine, commande l'exercice : Vincent Poirier de la Meuniaie.

Lieutenant: Pierre Le Bot de la Louesnaie.

 

Lieutenant: Julien LeBel de la Pommeraie.

 

Sous lieutenant : Louis Houix de la Vielle Touche.

 

Sergent: Etienne Trémoureux.

 

Soldats :

  1. Jean louis Lollivier de la meuniaie.
  2. Nicolas Lebré, fils, du Lieuvy.
  3. Joseph fleury de la garlaie.
  4. Jean Guiban de la Vallée.
  5.  Joseph Chesnais, maréchal, du Verger.
  6. Jean Mabon, dit Pateleau.
  7.  Joseph et Pierre Mahé, son fils, du bourg.
  8.  le fils de Juhel de Villeneuve.
  9.  Danet de Maubran, tailleur, trésorier.
  10.  Joseph Caudart, domestiquede Brohan de Maubran.
  11.  les deux fils de Naêl de la Niette.
  12.  le fils de François Hemery des Roches.
  13.  Jean-Louis Dréan de la Paillardaie.
  14.  Dorriére des touches.
  15.  Joseph Denoual et Danilo fils de la Méaudaie.
  16.  le fils ainé de la veuve Blanchard de Bringa.
  17.  Joseph Boissel de la Quélarderie.
  18.  Joseph Chesnais.
  19.  le fils de Joseph Lebel( ou Le Bot) de la Grée.
  20.  le fils de la veuve jacques Mabon de la Brichelaie.
  21.  les valets et les fils de Grégoire Roux.
  22.  Julien Danilo, dit Guimorés, de la Martinaie.
  23.  Trémoureux, neveu du Clore Etienne.
  24.  Jean-Louis Lebot de Bienluet.
  25.  Yves Jarnier de la Touche Morin.
  26.  Jean Jacquier de l'Epinet, domestique à Cranhac.
  27.  François Mabon et son frère, fils de Pierre de Lézurlot.
  28.  Cresté, dit Crodin, de la Bertrie.
  29.  Julien Fleury de Boissel.
  30.  le fils de Jean Fleury de la Charbonnais.
  31.  Julien Hallier de la Meule.
  32.  Julien Hallier, fils, de la Jarrie.
signé conforme Briend.