La chapelle de la congrégation

L'ancienne école des filles se transforme en chapelle

Le 15 octobre 1874, Monsieur l’abbé Michelot (sept 1874-sept 1876) arrivait comme recteur de Peillac. Les congréganistes de la Sainte Vierge élurent cette année comme préfet : Françoise Herve.

On se plaignait de n’avoir pas de local pour les réunions, mais comme des écoles venaient d’être construite l’appartement qui servait de classe aux petites filles maison des soeurs se trouva libre et les congréganistes se cotisèrent pour transformer l'appartement en chapelle. (Arch.'Cong.)

 

A la date du 2 Juillet 1876 on trouve cette délibération : Monsieur le Recteur demande l’autorisation d'utiliser les vieilles poutres coupées dans la nef de l'église pour faire construire un petit autel et un tabernacle dans l'ancienne classe des sœurs devant servir de chapelle provisoire de la congrégation. Le Conseil paroissial n'a eu qu'une voix pour accorder cette demande."(Arch. Fab.)

 

La chapelle était bien humble, en voici la description:Elle était bien modeste cette pauvre petite chapelle avec ses murs à peine blanchis à la chaux, ses planches trouées ,son toit menaçant ruine. Rien n'y respirait le luxe et la richesse, rien n'y frappait les yeux et l’imagination. (arch.Cong.)

 

 

Les congréganistes se réunirent pour envisager comment réaliser une chapelle neuve. La préfète était Marie Julienne Gauthier. Ies assistantes Marie‑Françoise Pédron et Marie-Louise Caudart. On décida que la chapelle serait sous le vocable de N.D. de Lourdes et chaque congréganiste deviendrait une que‑teuse. En 1883, Monseigneur l'évêque de Vannes vint à Péillac et remit 20 Frs pour la construction de la chapelle. (C’était 20 Frs. or).

 

 

En décembre 1883, Marie‑Françoise Pédron devint préfète, Marie Julienne Gauthier et Marie ‑Louise Caudart, assistantes. Toutes les congréganistes rivalisèrent de zèle et d'économie, si bien que les ressources s’accumulaient, la chapelle devenait possible. (, arch. Cong.)

 

 
 

 

 

 

Le 3 Janvier 1886 le recteur d'alors, Monsieur l'abbé Legoupil (1878-1890), décrit la situation au conseil de paroisse et demande l'autorisation de construire une chapelle: l'état dans lequel se trouve la chapelle qui sert de lieu de réunion pour les catéchismes et les diverses oeuvres établies dans la paroisse est déplorable...Cette chapelle située dans la cour de la maison occupée par les religieuses se trouve dans le plus triste état. La toiture menace de s'effondrer, tous les planchers sont pourris et demandent à être refaits de plus, elle est tellement petite qu'il est impossible d'y réunir tous les enfants qui suivent le catéchisme, en outre sa situation est cause de nombreux inconvénients, le publique (sïc) n’y ayant accès que par la cour des religieuses. Pour toutes ces raisons, Monsieur le recteur demande au conseil l’autorisation de bâtir une chapelle qui serait construite dans la partie de la prairie qui sépare le jardin des religieuses de la cour de récréation des filles. Le conseil après avoir délibéré considère : que les réparations exigées par l'état de la chapelle actuelle, qu'il faudrait nécessairement agrandir équivaudraient à une reconstruction, que l'emplacement de la chapelle actuelle est vraiment défectueux tandis que l'emplacement indiqué pour la nouvelle chapelle réunit tous les avantages, considérant qu’aucun secours pour cette construction n'est demandé au conseil paroissial, hors d'état du reste de l’accorder, autorise Monsieur le Recteur à bâtir une chapelle qui servira de lieu de réunion pour les catéchismes et les oeuvres existantes et celles qui pourraient être établies a l'avenir dans la paroisse, Ont signé: M.M. Jouvence maire, Legoupil recteur Sabot président, Houix trésorier, Hallier secrétaire du bureau, Nael secrétaire du conseil. (Arch. Fab).

Construction de la chapelle de la congrégation

Le 2 février 1886, les premières pierre de granit ar­rivaient des carrières de Pluherlin. L’édifice montait suivant les plans gracieusement donnés par Monsieur Perrin, architecte de l’église de Saint Jacut et du château de Calléon.

 

 
 

Mais vint la laïcisation des écoles et au mois d’avril l’école dirigée par les Frères fut laïcisée. Le Recteur ar­rêta les travaux de la chapelle pour se consacrer à la cons­truction d'une école qui commençait le 20 Juillet 1886 et en 2 mois elle était terminée, mais l'administration souleva mille difficultés et l’école ne put ouvrir que le 3 décembre 1886. (Arch. Cong.).

D'autres adversaires de la religion se van­taient de faire fermer la nouvelle école dès qu'elle serait achevée.

 

Les travaux de la chapelle reprirent au mois de Juin suivant et furent terminés pour la fin de l'année, ainsi le 8 Décembre 1887 eut lieu la 1ère réunion. On rendit hommage à Marie‑Françoise Pédron pour le zèle qu’elle avait mis pour la construction de la chapelle, en la réélisant préfète à l'unanimité. Elle eut comme assistantes Marie Julienne Gauthier et Marie Julienne Houix.

 

 

citroen1 La chapelle fut bénite le 5 Janvier 1888 par Monsieur le Recteur, la bénédiction solennelle eut lieu le 28 Mai 1889 par Monseigneur Becel. (Évêque de Vannes)

 

Trois statues ornaient la chapelle: N.D. de Lourdes, Sainte‑Anne, Sainte Germaine Cousin.

 

La cloche don de Mesdemoiselles Pedron et Gauthier, S’appelle Marie Immaculée.

 

Les urnes au dessus des piliers ont été données par le vicaire Monsieur Gourier,

 

 

Les principaux donateurs furent le clergé de la paroisse (Le Goupil recteur –Gourrier et Le Fur, vicaires), les familles Gauthier, Pédron, Monseigneur Trégaro, l’abbé Anglade, Marie-Vincente Denoual, la famille Boissel, Pierre Hurtel, la famille Leturnier et la famille Denoual du Plessis, les sœurs du Tiers Ordre, Mathurine Breger, Jeanne Rochon, Madame GAudaire de Ménéac, Jeanne Marié, Denoual. (Arch. Cong.) .