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Bienvenue sur le site officiel de la commune de Peillac, porte orientale des landes de Lanvaux !

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Hommage à Jacques Francini Version imprimable Suggérer par mail

Hommage de Jean-Bernard Vighetti à Jacques Francini.

                                             Paroles d' hiver: le clown est mort!
                             à Jacques Massonat, alias  Jacques Francini(1926-2012)
      

Jacques, tu es arrivé discrètement à Peillac, au Landa, il y a une vingtaine d'années, dans un de ses sites les plus isolés. Était ce un choix ou une opportunité? Un désir de retraite ou d'introspection, pour mieux rebondir autrement? Toi, l'artiste aux multiples facettes, qui avait connu gloire et  paillettes, célébrités de la scène et du virtuel,  tu te faisais réservé, secret, distant même,  citoyen un peu hors du temps,  ermite presque, loin des bruits et vanités de la  cité.
 
De ce fait, nous avons mis du temps  à nous connaître, à nous apprécier. De ton parcours, je ne connaissais  que quelques détours, glanés ici ou là:  la «Piste aux étoiles», la  «clownerie» à  Redon,  tes prestations dans  «chapeau de banane», première production du Théâtre Icare de Christophe Rouxel. Au fil de nos rencontres, l'idée d'un jubilé est née sur la commune. Il  nous fallait rendre grâce à l'artiste qui avait fait le choix de vivre ici, au delà des tours de chants dédiés à Vincent Scotto, des repas spectacles au goût d'aïoli,  des cours de théâtre et de chant qu'il distillait encore ici et là ou en sa demeure du Landa.

Et ce fut, Jacques, il y a 10 ans, dans ta cité d'adoption, une très belle évocation  de  ta carrière artistique ; un vibrant éloge de ton talent, entouré de tes amis du spectacle et de la télé, de ta famille, de tes filles et du talentueux César, ton petit dernier; la découverte des hautes heures de la vie d'un enfant de la balle parti de Provence pour gagner la Bretagne, en passant par Paris.

Loin d'être un point d'orgue de ta vie artistique, cet événement fut, chez toi, un  déclencheur d'appétences nouvelles. Adieu le passé, re-bonjour  la vie,  l'avenir! re-bonjour les planches,  mais autrement. Toucher à l'ineffable, par l'écriture, par les jeux du théâtre, par la performance! aller au plus profond de soi pour dire l'essentiel: se battre pour la planète bleue en danger, en enfourchant, tel Don Quichotte sur sa rossinante, un  «cheval de fer» pour porter le message de bourg en bourg avec des fleurs; et tout récemment, à plus de 80 ans, explorer intimement les  affres et  bonheurs de la rencontre amoureuse, de la passion,  entre âmes soeurs au delà de l'âge et du temps, dans des formes dramatiques abouties, « Parfum d'automne», et...«Jules et Magali».

Chapeau Jacques, pour cette énergie, pour cette vitalité d' exception!  chapeau à celles et ceux  qui t'ont inspiré et accompagné ces dernières heures! chapeau bas particulièrement à  Karine, à Sandrine Le Mével et César qui ont permis au «Pierrot qui danse» de rebondir à nouveau, toujours   plus haut .. de quitter définitivement, entre ses deux derniers spectacles, son nez rouge et sa casquette de clown pour revêtir l'habit du démiurge, du dramaturge, et finir en apothéose par une métamorphose, un  vrai tour de magie.

Ultime pirouette, ultime pied de nez à ceux qui doutaient de son  talent ou l'avaient jeté aux oubliettes. Ultime ressort, assurément déclenché, dans son  oeuvre dernière, par les réminiscences des parfums  de sa Provence natale et de sa langue chantante, de ses premiers émois et de son départ  du Conservatoire d'Aix, après une interprétation remarquée de «l'air de la calomnie» du Barbier de Séville pour  entrer dans la carrière...
                                         
Merci, Jacques le  provençal  d'avoir néanmoins choisi Peillac,  en terre de Bretagne, pour ta dernière demeure, pour y inscrire définitivement ton  empreinte et qui sait, peut être , dans une autre vie, y  exercer à nouveau ton génie. En pays d'Avallon, tout est possible!

Adieu Jacques, adieu le «frère», adieu  l'ami. Tu nous manqueras! On se souviendra de toi....

Jean-Bernard Vighetti, maire de Peillac,le vendredi 9 Mars 2012
 
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