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La journée de la jupe Version imprimable Suggérer par mail

    Le jeudi 25 Novembre dernier,

on célébrait la journée de la jupe, lancée en 2006 par des lycéennes bretonnes et amplifiée cette année par son intégration dans la journée internationale contre la violence faite aux femmes. La relation qui en a été faite dans le presse m'a incité à ressortir ce petit texte que j'avais rédigé il y a quelque temps dans le TGV, au retour d'un séjour à Paris et dans lequel la disparition de la jupe, dans les les hauts-lieux du tourisme culturel international de Paris et de ses environs, m'avait laissé littéralement pantois. Jugez en par vous même!

Bleu, bleu, bleu. J' en suis encore tout bleu!. A Paris, cet été,  je n' y ai vu que du bleu. Non pas  du   bleu ciel de Provence, cher à Marcel Amont, ou du  bleu couleur de France; mais du  bleu de pantalon,  du bleu d'un vulgaire bleu de travail : le « Jean's», le « Blue Jean's», le  Bleu Jean's. Jadis, bleu de chauffe des  anciens conducteurs de trains, bleu des grandes chevauchées des gardiens de vaches américains.... Désormais, pièce vestimentaire incontournable de la panoplie du  touriste international à Paris.

 

Que l' on soit sur la ou les quais de Seine, au Trocadéro ou à la tour Eiffel, à Saint Germain des Prés ou sur l' île de la Cité, à Notre Dame, Versailles ou Saint Denis,  c' est partout la même vague     bleue, chez les jeunes comme chez les vieux, dans tous les milieux! la même déferlante textile venue des cinq continents, le même tsunami bleu à deux pattes, qui vous remonte jusqu' au nombril! le même froc uni-sexe qu'il faut désormais enfiler pour aller à la quête de la diversité, de l'originalité, de l'altérité: A bas la jupette, vive la braguette!

 

Les lieux, les musées  les plus prestigieux sont aussi les plus bleus, comme si le port de ce pantalon était le sésame pour mieux les apprécier  ou la «marque» de l'intérêt,  du respect qu'on leur porte, en empruntant  la  tenue la plus ordinaire, presque la bure du moine,  pour rencontrer  l'extra-ordinaire, l'exception, le génie...

 

Vêture commune, uniforme, et pourtant sacralisée, donc chère payée,  que l'on  décline depuis la Libération en «modes» successives- qui souvent s'empilent-pour donner l'impression qu'elle se renouvelle. Tantôt  subtiles variantes sur les gammes  de bleus, des plus vifs aux plus tendres, des plus sombres aux plus délavés. Tantôt digressions à l'infini sur les formes et le port du pantalon vénéré: jean's  fripé ou repassé, ajusté ou relâché; ample ou boudiné; moulé au bouchonné; à clous ou à trous; déchiré ou échenillé; agité ou décontracté; à taille haute ou ras du cul; à pattes d'éléphants ou à entrejambe entravée du prisonnier! étonnant mimétisme, gigantesque pandémie, implacable norme  qui à terme tue les personnalités,  réjouit le marchand et enrichit, encore  bien souvent, les exploiteurs d'enfants!

 

Jean-.Bernard Vighetti

le 23 Novembre 2010

 

 
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